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Publié le dimanche 31 mai 2009 à 06h00 http://www.nordeclair.fr/Actualite/2009/05/31/jacky-henin-communiste-dans-la-course.shtml Le communiste Jacky Hénin s'accroche à Bruxelles avec une liste rassemblant, derrière lui, Parti de gauche et dissidents du NPA. GAËLLE CARON >
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« Le PCF, dépecé par les loups de l'extrême gauche, a regardé l'ascension de ce bon dur aux traits réjouis : un communiste debout, jeune et sans complexe », lisait-on dans Le Nouvel Observateur le 3 juin 2004. Quelques jours plus tard, Jacky Hénin, alors maire de Calais en pleine confiance et tête de liste PCF aux élections européennes, allait siéger pour la première fois à Bruxelles. Le contexte a changé. L'ex-gérant de supérette est tombé face à l'UMP aux dernières municipales et le NPA d'Olivier Besancenot a fait des émules. Mais dans l'adversité, le gaillard barbu de 48 ans, amateur de rugby, semble être resté un bon talonneur politique. En tout cas, s'il n'a pas digéré son revers calaisien, il le cache bien. « Le rôle d'un responsable politique n'est pas de pleurer sur son sort, sinon c'est qu'il est petit dans sa tête. J'ai perdu hier, je peux gagner demain », philosophe l'eurodéputé sortant.
« Un besoin d'unité » Ce qui a changé aussi depuis 2004, c'est la composition de sa liste. Jacky Hénin n'est plus le candidat du PCF mais du Front de gauche. L'étiquette rassemble évidemment des communistes mais aussi des dissidents du NPA et le Parti de gauche de l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon. « Ce Front de gauche répond à un besoin d'unité des citoyens qui s'est fait ressentir dans la rue. "Tous ensemble !", c'est ce qu'on entend lors des mouvements sociaux », argumente Jacky Hénin, fervent promotteur d'un Smic européen à 1 600 E brut, d'un pôle bancaire public et de « la nationalisation des grands secteurs d'activités qui impactent le quotidien des gens, comme l'énergie ». Le nucléaire ? D'accord, à condition souligne le communiste, qu'il soit confié aux mains du service publique uniquement et ainsi exempt de toute notion de rentabilité. Enfin, sur la question des réfugiés, qu'il connaît bien en tant qu'élu calaisien, Jacky Hénin estime que la « riche Europe doit investir dans les pays en difficulté pour permettre à leurs populations d'espérer un jour une vie digne chez eux ».
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