| Bonne nouvelle le cycle de négociation de l'OMC de Doha est en échec |
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Madame la Présidente, Lors des négociations de juillet, inutile de le nier, l'administration Bush et l'Union européenne ont été prises à leur propre piège par l'Inde et la Chine. Par ailleurs, contrairement aux affirmations hypocrites des économistes libéraux, pour qui l'échec de Doha serait une catastrophe pour les pays pauvres, il n'en est rien. Au contraire, c'est pour ces pays en difficulté une occasion historique, dans un contexte marqué par des fluctuations importantes des cours des matières premières. De l'aveu même des experts, les gains que pouvaient espérer les pays les plus pauvres étaient bien inférieurs aux pertes fiscales engendrées par la disparition des droits de douane dans ces mêmes pays, qui auraient atteint la somme de 60 milliards de dollars. Lors de ces négociations, la Commission, enferrée dans ses dogmes libéraux, a fait preuve d'une totale irresponsabilité vis-à-vis des peuples européens, allant jusqu'à proposer de mettre à mal, voire de sacrifier, la production automobile sur le territoire de l'Union pour arriver à conclure un accord. Pour l'OMC et la Commission, il n'existe que des consommateurs et jamais de producteurs de richesses. C'est cette conception des choses qui est à l'origine de la crise actuelle car, en faisant de la concurrence l'alpha et l'oméga de tous, elle pousse à toujours plus de déflation salariale, donc à une paupérisation absolue des salariés et à une destruction méthodique de toute protection sociale. Si le cycle de Doha venait à être conclu, ce serait une catastrophe pour tous les peuples. Et ce qui est affligeant dans le contexte actuel, c'est que, malgré la constatation des dégâts considérables enregistrés, on veuille, coûte que coûte, continuer dans la mauvaise direction. Il y a urgence à révolutionner l'OMC pour que la démocratie s'y installe. |