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Politique industrielle à l'ère de la mondialisation |
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Intervention en session plénière le 8 mars 2011
Madame la Présidente, mes chers collègues, le rapport souligne enfin la place essentielle de l'industrie pour l'avenir de l'Union et confirme la nécessité d'une politique industrielle européenne. Il reconnaît implicitement le fiasco de la stratégie de Lisbonne en demandant avec raison de consacrer 3 % du produit intérieur brut de l'Union à la recherche et au développement, et en proposant surtout que le privé soit fortement mis à contribution.
Malheureusement, il reste enfermé dans une vision de la compétitivité axée sur la mortifère baisse du coût du travail alors qu'il faudrait développer une compétitivité assise sur la formation et les économies en capital, énergie et matières premières. Le rapport avoue encore à demi-mot l'incapacité des marchés financiers à transformer l'épargne en investissement producteur de richesse. Résoudre ce problème passe par une maîtrise sociale du crédit, voire une réquisition du crédit au service de l'emploi, de la recherche et du développement, et de la création de richesse. Il faut des pôles publics financiers, européens et nationaux, pour assurer le financement de l'industrie. Notre Parlement ne peut se contenter d'agir pour que les grands groupes industriels européens se portent mieux. Notre objectif central doit être que l'emploi industriel dans l'Union progresse en nombre et en qualité.
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