| Grève chez Dacia : Non au dumping salarial en Europe |
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13.000 salariés de l'usine Dacia de Pitesti, en Roumanie, font actuellement grève. Ils demandent une augmentation de salaire de 550 lei (soit 147 €) alors que leur salaire moyen brut est de 1064 lei (285 €). Donner satisfaction à ces travailleurs, ne coûterait que 2 millions d’euros à Dacia, alors que cette filiale du groupe Renault, a engrangé plus de 300 millions € de bénéfices ces deux dernières années. Les ventes de son produit phare la Logan ont progressé en un an de 253%. Le choix est simple : Il s’agit de satisfaire soit les salariés de Dacia, soit les actionnaires privés du groupe Renault-Nissan. La lutte des ouvriers de Dacia pour augmenter leur salaire, si elle est victorieuse bénéficiera à tous les salariés de l’automobile de l’Union européenne. Car les bas salaires et les mauvaises conditions de travail d’un pays de l’Union européenne, font les délocalisations, le chantage à l’emploi, la désindustrialisation d’un autre. En particulier lorsqu’on délocalise du travail de la Zone Euro à la Zone dollars dans laquelle se trouve la Roumanie. C’est pourquoi je suis solidaire des travailleurs de Dacia, comme je l’ai été des salariés de Volkswagen Forrest en Belgique et comme je le suis de tous les salariés de la filière automobile en France. Nous avons besoins de développer sur tout le territoire de l’Union européenne une industrie automobile performante, respectueuse de l’environnement, et capable de relever le défi de la fin du pétrole. Cette industrie automobile européenne, créatrice d’emplois stables en Europe, ne pourra exister sans une harmonisation sociale vers le haut en matière de salaires, de conditions de travail et de formations. C’est tout l’objet de la « charte pour le développement d’une industrie automobile écologique et créatrice d’emplois », que j’entends faire adopter par l’Union européenne. Au nom de la Charte des droits fondamentaux, adoptée avec tambours et trompettes par le Parlement européen en décembre, je demande à Nicolas Sarkozy, futur Président de l’Union européenne en juin, d’intervenir auprès de la direction de Renault pour qu’elle arrête immédiatement son action en justice pour rendre la grève « illégale », et qu’elle accepte de satisfaire les justes revendications des salariés de Dacia. Nous sommes tous des Dacia-Renault Jacky Hénin, Député au Parlement européen |