Textiles

S’il est un secteur industriel en Europe où l’emploi a été victime des délocalisations sauvages, de la circulation sans entrave des capitaux, de l’Euro fort, du dumping, c’est bien celui du textile.

Aujourd’hui, en matière de productions et d’emplois, il ne subsiste plus que quelques niches dans les secteurs du moyen -haut de gamme, du luxe et de la haute technologie.

Mais tout cela reste fragile, et à la merci de la contrefaçon et des avancées technologiques des pays émergents, financé trop souvent par les capitaux des firmes européennes.

C’est pourquoi tout ce qui peut aider à la protection des emplois et du savoir faire du secteur textile sur le territoire européen est positif.

C’est pourquoi je souscris à un étiquetage social des produits textiles afin d’aider les consommateurs à choisir les produits sur la base de critères éthiques, comme la santé, la sécurité, les droits des salariés, le bien être, les conditions de travail et les salaires des travailleurs.

Je souscris aussi à l’étiquetage comme moyen de lutte contre les contrefaçons à condition qu'on se donne vraiment les moyens humains de lutter contre la fraude.

Et puis il faudrait aller plus loin en instaurant une véritable préférence communautaire au niveau des marchés publics, qui permettrait: de redévelopper l'emploi pour que le lieu de production soit au plus prêt des lieux de consommation, une lutte efficace contre les dumpings sociaux, salariaux, fiscaux et écologiques,

Mais sans volonté politique de redévelopper une industrie textile créatrice d’emploi en Europe, toutes les mesures d’étiquetage du monde ne serviront à rien.