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Pour préparer la concurrence ferroviaire, les directives européennes ont imposé la séparation entre réseaux ferré et activité de transport, interdisant ainsi toute péréquation. Résultat, les trains circulent maintenant en France moins vite sur le réseau secondaire qu’au début du XX siècle. Faute de moyens pour l’entretenir un 1/3 du réseau tombe en ruine. Tous les syndicats de cheminot, tous les experts le disent, cette situation conduira fatalement à de terribles accidents. Mais cela ne suffit pas, il faut toujours plus de rentabilité! Alors on est prêt à sacrifier la sécurité ferroviaire, en interdisant les normes nationales de sécurité les plus protectrices au profit d’une future réglementation européenne minimaliste. Une fois de plus on immole l’intérêt général européen au profit de l’avidité capitaliste. Le bon modèle européen c’est Thalys, c'est-à-dire la coopération ferroviaire européenne, dans le respect des statuts protégeant les salariés et des normes de sécurité maximum. C’est tout le contraire de la concurrence sauvage imposée aux usagers du rail par les directives européennes. Oui pour la sécurité des usagers du chemin de fer, comme pour la sécurité des riverains face aux transports de frets dangereux, il faut abroger tous les paquets ferroviaires européens.
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