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Intervention en date du 28/09/09 Ce programme, qui a pris beaucoup trop de retard, est indispensable à l’indépendance de l’Union en terme économique, politique et militaire vis-à-vis des Etats-Unis. Le retard et les errements de Galileo, sont dus à la fois à des raisons politiques; c'est-à-dire la volonté de certain Etat membre de l’Union de rester sous la coupe des Etats-Unis; ainsi qu'à des raisons idéologico-économique, c'est-à-dire de faire, en bon libéral, gérer le programme par le secteur privé. Force est de constater que comme tous les programmes d’envergure et d’intérêt général qui demandent du temps, le privé s’est montré incapable de gérer Galileo.
Pas assez à gagner, tout de suite, probablement. Pour sauver le dossier, la Commission a décidé de socialiser les pertes. Sans être extraordinaire, cette solution est quand même préférable à un abandon pur et simple du programme sous la pression des lobbys pro américains. Nous souhaiterions maintenant éviter de privatiser les profits qu’engendreront nécessairement Galileo.
Par ailleurs nous insistons, dans le cadre de l'attribution des contrats, pour que la préférence communautaire joue. Les satellites doivent être lancés par Ariane, et ce sont les entreprises européennes qui doivent en priorité bénéficier de l’investissement que représente Galileo, et ceux en vue de développer des emplois de haute qualité sociale dans l’Union.
Galileo est aussi un puissant vecteur d’émancipation de l’Union par rapport à l’Otan et aux Etats-Unis.
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