| Pour une vrai sécurité des transports maritimes |
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Soyons sérieux, malgré quelques dispositions positives, la majorité des rapports qui nous sont proposés ne dépasserons jamais la valeur thérapeutique d'un cataplasme sur une jambe de bois en matière de sécurité maritime. Certes, notre Parlement et la commission européenne font mine de se fâcher avec le conseil, mais cette comédie n’est qu’une grossière tentative de plus, pour noyer les responsabilités et favoriser les intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général. Cela ne fera que rendre encore plus illégitime les Institutions européennes aux yeux des peuples, en cas de nouvelles catastrophes! Surtout quand on sait que l’Union européenne est engagé dans l’Accord général sur le commerce de l’OMC, dit AGCS, dont le Comité sur la régulation maritime proclame que: « les actuelles régulations environnementales et de sécurité en matière de transport maritime sont excessives » et doivent être revues à la baisse. Les habitants des collectivités victime du naufrage de l’Erika apprécieront le cynisme de l’Union européenne. S’Attaquer réellement aux problèmes de la sécurité du transport maritime, implique de prendre le mal à la racine. Il faut s’attaquer aux paradis fiscaux qui permettent de segmenter les activités du transport maritime dans un maquis de sociétés-écrans offrant la possibilité de contourner les réglementations. Il faut mettre fin à la pratique des pavillons de complaisances, y compris sur le territoire de l’Union européenne, qui diminue de 50% les frais d’enregistrement et de 60% en moyenne les frais d’équipage. Il faut donner des droits nouveaux aux salariés en matière de sécurité Mais, cela vous ne le ferez jamais, car ce serait s’attaquer au fondement même du capitalisme globalisé. Plutôt que de porter atteinte aux intérêts de ces amis armateurs, financiers assureurs, la majorité parlementaire laisse faire la vie, espérant que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pendant ce temps: pétroliers, chimiquiers et autres navires dangereux continuent à se fracasser sur les côtes Bretonnes ou espagnoles, et les marins des navires de commerce sont réduits à l’esclavage. Ne soyez pas étonné dans ces conditions, que dès qu’un peuple de l’Union européenne a la parole, il vous dise NON ! Jacky Hénin Député au Parlement européen, |