Crise de la Pêche dans l'Union européenne
De tous les ports de pêches de l'Union, 2 revendications s'expriment avec force : "Le gazole à un prix unifié au niveau de l'Union de : 40 centimes le litre, et une gestion concertée des quotas".

Ces justes revendications, sont vitales pour la pêche artisanale et ses emplois.
La flambée du prix du pétrole et la préservation de la ressource halieutique sont de vrais problèmes.

Le libre marché, s'avère incapable de gérer les conséquences de la hausse des prix du pétrole. Gavées de profits, les compagnies pétrolières répondent par la spéculation à la demande croissante en pétrole des pays émergents, au lieu d’investir dans la modernisation des capacités de raffinages.

En réduisant les taxes sur le gazole qui ne font que progresser et en taxant les profits faramineux des compagnies pétrolières, on arriverait sans aucune difficulté à répondre à la demande des pêcheurs, sans verser de subventions à la petite semaine.
Les pêcheurs n’acceptent plus d'être traités comme des délinquants de la mer, par une Commission qui couvre les véritables forbans de la mer que sont les pavillons de complaisance et les trusts de la pêche industrielle.

Nul n'est plus attaché à la préservation des ressources halieutiques que les artisans pêcheurs. Ils en ont assez des quotas relatifs aux quantités et aux jours de pêche, définis sans véritable fondement scientifique, que les États peuvent se revendre entre eux au mépris de toutes réalités économiques et sociales.

Le système doit être complètement réformé, la Commission devant travailler démocratiquement avec les professionnels de la pêche, plutôt que d'imposer sa dictature par la gouvernance de ses pseudo "experts".

Au delà de ces contraintes, ce qui est en cause, ce sont les fondements de la politique économique de l'Union : La concurrence sauvage et le refus de la démocratie par les technocrates de la Commission.

Jacky Hénin, Député au Parlement européen