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Calais le 18 mai 2010 Monsieur Jacky Hénin A l’attention de Monsieur Christian Estrosi Ministre en charge de l’industrie Copie à Monsieur Pierre De Bousquet Préfet du Pas-de-Calais Monsieur le Ministre, Par la présente, je souhaiterais attirer votre attention sur la situation de l'entreprise Calaire Chimie située à Calais (62). Alors que ces dernières années, l'entreprise montrait des signes évidents de développement (251 salariés), voila qu'en un laps de temps réduit la situation s'est dégradée au point qu'un plan de restructuration (qui concerne 47 postes) est à l'ordre du jour. D'aucun pourrait croire que la crise est passée par là. Ce n'est pas l'avis des salariés qui ont été immédiatement réactifs en me sollicitant pour m'exposer la situation aux fins d'intervenion. Il semblerait que la société se soit probablement mise elle-même en difficulté en prenant le risque d'avoir un client qui représente la moitié de son chiffre d'affaire (un client devenu d'autant plus volatile que le produit fabriqué, jusqu'alors protégé, est apparemment aujourd'hui tombé dans le domaine public). Par conséquent elle a commis l’erreur de ne pas avoir suffisamment mesuré cette réalité et anticipé la situation actuelle. Je me permets monsieur le ministre de solliciter votre intervention directe, car l'Etat Français (par l'intermédiaire de ses participations dans la Société Nationale des Poudres et Explosifs), détiendrait presque 26 % des actions de cette entreprise. Par conséquent, les représentants de votre ministère, pourraient s’interroger sur les relations entre le groupe concerné et le groupe pharmaceutique belge UCB (entente, calculs servant les intérêts…), sur la stratégie à long terme développée par les dirigeants… En tout état de cause monsieur le ministre, vos représentants pourraient tout simplement vérifier que les intérêts de la France, de ses citoyens ne sont pas sacrifiés au profit d'autres intérêts mercantiles. Par avance, monsieur le ministre, les salariés de l'entreprise et moi-même vous remercions de ce que vous entreprendrez. Dans l'attente de vous lire, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération. Jacky Hénin Député au Parlement Européen
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