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Intervention au Congrès du PCF PDF Imprimer
Jeudi, 24 Juin 2010 18:53

Nous avons tous des questionnements et pourtant :

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, n'a été que l'histoire de luttes de classes

Homme libre et esclave,

Praticien et plébéien,

Baron et serf,

En un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante,

La société bourgeoise moderne, n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppressions, de nouvelles formes de luttes à celles d'autrefois.

La grande industrie moderne supplanta la manufacture, la moyenne bourgeoisie industrielle céda la place aux millionnaires de l'industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes.

La bourgeoisie a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l'unique et impitoyable liberté de commerce

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout

La bourgeoisie a enlevé à l'industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour

La bourgeoisie a soumis la campagne à la ville

La bourgeoisie supprime de plus en plus l'émiettement des moyens de productions

Et quant il ya crise, comment la bourgeoisie surmonte t elle ses crises?

D'un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives, de l'autre en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens.

A quoi cela aboutit il ? A préparer des crises plus générales et plus formidable et à diminuer les moyens de les prévenir…"

A l'exception de la modernité du langage,

A l'exception de la méconnaissance des avancées technologiques récentes pouvant étayer d'autres formes d'exploitations, pour conforter le texte

Ne trouvez vous pas que toutes ces citations sont contemporaines, qu'on peut les entendre dans les conversations d'aujourd'hui?

Ne trouvez vous pas qu'il est éminemment de notre époque ce philosophe qui s'exprimait ainsi en 1847 lors de la publication du manifeste du Parti Communiste?


Moderne, l'analyse de Karl Marx, comme le seront ses propositions pour révolutionner l'ordre établit!


Ou en est le monde actuel?

Partout dans le monde c'est l'accumulation de richesses, l'exploitation éhontée de femmes, d'hommes d'enfants.

C'est le continuel pillage des richesses naturelles des pays pauvres par les pays riches.

C'est la nature que l'on détruit sans possibilité de retour arrière.

Des millions d'êtres humains meurent de faim quand les pays les plus avancés jettent chaque jour des milliers de tonnes de nourriture à la décharge.

Jamais la richesse produite n'a été aussi importante et pourtant 80 % de la population se partagent 15 % des richesses quand 2 % de la population s'approprie 50 % des revenus mondiaux.


L'Afrique voit ses enfants mourir faute de médicaments, quand à un saut d'avion, en Europe c'est l'explosion des gâchis de médicaments.

Cette Europe, notre Europe, qui pourrait pour deux fois rien subvenir aux besoins vitaux de cette population en détresse.


Dans notre pays, le capital et ses alliés, pour les même raisons qu'en 1847, n'en finissent plus de casser, de délocaliser, pour aller exploiter ailleurs.

Le négoce est roi, et l'on invente le RSA pour que le petit peuple ne crève pas trop vite.

Ceux qui ont travaillé beaucoup et n'ont que de petites retraites doivent s'estimer heureux,

Car pour les autres ce sera travailler plus longtemps en gagnant moins,

Pour espérer une retraite plus miséreuse encore!


Les riches sont de plus en plus riches, quand l'énorme majorité n'en finit plus de souffrir.

Les richesses produites dans notre pays battent tous les records et pourtant c'est de régression des services publics, de blocage des salaires et des retraites dont on nous parle!


Pourquoi?

Parce que la bourgeoisie, le patronat, le kapital, veulent tout et tout de suite.

Peu importe les souffrances, nos souffrances, vos souffrances, pourvu qu'ils aient l'ivresse.

Alors que la situation nécessiterait la juste participation de chacun aux charges de la société, c'est aux riches qu'ont consent des cadeaux

Ce sont les grandes entreprises qu'on exonère de charges

C'est l'effort des revenus du travail aux charges collectives qu'on a particulièrement diminué

Dans le même temps

On favorise la progression importante des impôts locaux,

On réduit les droits des populations en sacrifiant les services publics

On fait reposer sur les ménages la charge de la crise

On décide de faire payer davantage encore les pauvres parce qu'ils sont plus nombreux


163 ans après la publication du manifeste du Parti Communiste, la logique est la même, c'est pourquoi je suis venu vous affirmer avec force qu'aux mêmes mots il faut appliquer les mêmes remèdes.

En 1847, des propositions étaient mises sur le devant de la scène...des propositions d'une rare modernité que je n'ai pas hésité à marier avec nos propositions.


Impôts fortement progressifs, Moins tu gagnes moins tu payes, plus tu gagnes plus tu payes

Encore les mots de Karl Marx:

Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts.

Centralisation du crédit entre les mains de l'Etat moderne et démocratisé.

Constitution d'un grand groupe Bancaire et assurantiel public avec comme feuille de route la prise en compte de la volonté collective d'un développement harmonieux de notre pays

Centralisation des moyens de transports, Constitution de véritable service publics des transports: ferroviaire, maritime terrestre, aérien permettant à chaque citoyen d'exercer son droit à la liberté de circulation

Education publique et gratuite, combinaison de l'éducation avec la production matérielle. Un grand service de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous, la mise en place tout au long de la vie d'une sécurité emploi formation

La nationalisation de secteurs entiers de la production pour permettre à la fois l'aménagement du territoire, la capacité du pays à répondre aux besoins de sa population, la possibilité d'ouvrir des coopérations humanitaire comme pour les médicaments

La mise hors portée du marché concurrentiel des services essentiels à la vie de chaque jour: l'eau, l'électricité…

Toutes ces mesures, sont d'essence marxiste, toutes ces mesures peuvent nous rapprocher du communisme.

Dans cette crise, chacun d'entre vous le voit bien ça n'est donc pas de moins, mais de plus de communisme dont nous avons besoin.

Est il nécessaire d'avancer masquer pour parvenir au but? Certains le croient, c'est leur droit.

Mais c'est aussi le notre que de pouvoir leur dire en face qu'ils se trompent!

Notre Parti Communiste du haut de ses presque 90 années d'existence, en a déjà beaucoup vu, entendu, subit.

Il a été de tous les combats pour l'émancipation des peuples, de tous les combats pour conquérir des droits nouveaux, de tous les combats pour la liberté.

Nous ne sommes peut être pas parfait, mais nous avons toujours voulu nous ouvrir aux autres, et respecter ce principe fondamental qu'est la démocratie et le respect de la personne humaine.

Vous me connaissez, ou vous aurez compris à écouter ces quelques mots, que je fais parti de ces communistes qui n'ont pas peur de lever la tête, qui sont à l'aise dans leurs convictions.

C'est justement pour cela que je suis de ces communistes qui veulent tendre la main.

Tendre la main à tous les communistes, tendre la main à tous ceux qui autour de nous subissent la même peine et méritent les mêmes victoires.

De ces communistes qui respectent les autres comme eux mêmes veulent être respectés.


Ces communistes, ce PCF qui est notre, ne perd rien à afficher ses couleurs, à s'adresser aux autres...

Il faut qu'il ose.

Danton pour défendre la révolution française face aux troupes royalistes disait "osez, osez, osez, toute notre politique est dans ce mot."

Si l'on n'avait pas osé, Hier, jamais il n'y aurait eu de résistance, jamais il n'y aurait eu de parti communiste.

Si l'on n'avait pas osé, jamais nous n'aurions gagné aux élections cantonales du weekend dernier à Houdain, un canton pourtant jugé imprenable par tous les observateurs.


Oui, je suis de ceux qui osent.

Osent d'être communiste.

Osent tendre la main aux autres, pareils et différents,

Osent penser que la diversité, dans le parti et dans la société, est une richesse

Osent penser que quand le kapital se croit tout permis, les communistes doivent rassembler, sans taire ce qu'ils sont, sans oublier qu'ils sont, à la disposition de tous.

Et d'abord à la disposition de tous ceux qui souffrent le plus.

Camarades, seules des propositions Communistes permettront à nos sociétés de rompre avec le capitalisme pour construire un monde de justice, de paix, de démocratie où chacun trouvera sa place.

D’autres voies, ont été ou sont actuellement explorées, elles n’ont ou n’aboutiront, qu’à permettre au capital et à ses serviteurs de s’en sortir à bon compte ;

Regardez en Grèce, en Espagne.

Alors oui pour changer Vraiment, rassemblons avec les communistes.

Oui, le combat est difficile.

Nous avons pris beaucoup de coups et en prendrons encore certainement.


D'aucuns nous pensent groggy, incapable de réactions, au bord du KO.

Qu'ils le croient, leur déception n'en sera que plus forte quand nous leur assénerons une série de gauche terrible qui leur fera mal et les obligera à reculer.

Alors ils se rendront compte

Que ses femmes et ses hommes qu'ils ont cru fatigués, désabusés, sont bien là debout, prêt à tout donner pour gagner.

Alors peut être comprendront ils que ce qui nous fait fonctionner se sont nos convictions, la fierté de nos couleurs, l'espoir de vivre un monde meilleur et que pour cela ils sont prêt à tout donner là ou d'autres ne pensent qu'a eux-mêmes.

Pour conclure, je vous propose une pointe d’humour 

Et si plutôt que d’essayer en permanence de réinventer le fil à couper le beurre, on décidait simplement d’être communiste

Ça aurait de la gueule, non ?




 
Contribution collective PDF Imprimer
Mardi, 15 Juin 2010 17:13

 

Préambule

 

Le congrès « d'étape » des 18,19 et 20 juin ne suscite que peu d'intérêt pour les communistes. Les délais trop courts, l'absence de possibilité statutaire d'amendements sur une base commune et de dépôt de textes alternatifs renforce le désintérêt des communistes.

Le parti et ses militants ont vécu de manières diverses et contrastées, les résultats des élections régionales mais le constat général est celui démobilisateur d'un nouvel affaiblissement de l'influence communiste dans notre pays.

Le départ de certains responsables du CN de différentes sensibilités renforce encore ce sentiment d'autant que la question de l'effacement du PCF ou de sa dilution dans le front de gauche aiguise encore ce sentiment de malaise face à une direction qui ne semble plus croire à la perspective d'un parti communiste influent dans notre pays pour changer de société.

Les changements de stratégie électorale incessants et ses multiples échecs depuis la présidentielle de 2005 renforce le fossé qui se creuse entre la base et la direction.

Les choix stratégiques à court terme, les changements successifs de nos modes de fonctionnement depuis Martigues sont au vue de l'expérience à chaque fois un échec ne permettant plus d'instaurer une confiance entre les militants et la direction.

Les stratégies purement électorales doublées de l'absence d'un projet communiste de transformation de la société capitaliste n'aide pas les communistes dans leur action quotidienne de terrain.

Actions et rassemblement autour d'un projet communiste sont d'autant plus nécessaires qu’avec la crise les contradictions du capitalisme s’aiguisent.

C'est pourquoi partant du constat, que chacun peut faire, de l'absence de projet communiste dilué dans une « visée communiste » incompréhensible pour les militants, nous soumettons une résolution collective qui doit permettre d'instaurer un vrai débat démocratique d'ici le congrès statutaire de juin 2011.

Cette résolution appelle les communistes à travailler à un projet communiste dont ils sont orphelins face la crise du capitalisme qui peut si nous n'y prenons garde renforcer les peurs et le fatalisme et engendrer au niveau européen une politique du « talon de fer » qui ramènerait toute l'Europe aux pires heures de son histoire.

Ce qui doit et peut rassembler la famille communiste dans son ensemble c'est d'abord et avant tout rompre avec une conception «électoraliste du rôle du PCF » dans la société française afin de bâtir un projet de société débarrassé de l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

 

Faire vivre et renforce le PCF

 

Au 34ème congrès, un grand nombre de communistes se sont exprimés pour des textes qui portaient l'exigence de faire vivre et renforcer le PCF et s'inscrivaient dans la théorie marxiste. Ils ont ainsi permis que soit clairement prise en compte la volonté des communistes de poursuivre le PCF, conformément l'assemblée des militants de section de décembre 2007. Avec force, par cette victoire de décembre 2007, la majorité des communistes a rejeté la métamorphose.

Cette volonté ne doit plus être remise en cause aujourd'hui. Il est de notre responsabilité de la faire vivre dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

Le « congrès » des 18, 19 et 20 juin prochains permettra t-il d'avancer dans ce sens ?


La réponse n'est pas écrite d'avance.

Ce congrès dit d'étape doit permettre de faire le point sur la mise en oeuvre  de l'orientation stratégique du Front de gauche, d'ouvrir la réflexion sur les échéances électorales à venir, d'adopter une  feuille de route  sur les transformations de notre parti, de procéder au changement de secrétaire national.

Nous partageons l'avis de nombreux camarades, et notamment la déclaration des 7 secrétaires fédéraux: les délais impartis pour ce congrès ne permettent pas le débat nécessaire en profondeur dans le Parti.

Nous l’avons dit dans le préambule, ce congrès est un déni de démocratie, tout est fait pour que les communistes ne s'en mêlent pas!

Pourtant, au travers de ce congrès d'étape, des décisions vont être prises qui pèseront lourd pour l'avenir du PCF. Nous appelons donc les communistes s'en mêler de toutes les manières possibles pour qu'un véritable débat s'installe sur tout ce qui est décisif aujourd'hui pour la transformation révolutionnaire de la société, pour construire une issue face au capitalisme ravageur.

Le texte « Faire vivre et renforcer le PCF »reste pour nous une référence toujours d'actualité. Dans ce congrès précipité nous souhaitons pointer les questions essentielles, permettre que les débats des communistes- depuis les conférences de section jusqu'au congrès national, actent les décisions permettant de faire vivre et renforcer le PCF,


La crise et ses effets 

Chacun constate autour de lui les ravages d'une crise née de la logique du profit capitaliste, crise que les gouvernements de tous les pays d'Europe s'accordent à faire payer aux peuples. Cette crise confirme ce que nous savons du capitalisme : le capitalisme est un système prédateur, générant des crises cycliques au détriment des peuples, porteurs de menaces pour la paix dans le monde.

Une analyse détaillée de la société, de ses mutations, de ses violences, du désespoir, du repli sur soi, de l'abstention populaire grandissante, mais aussi des résistances, des solidarités, des potentialités d'interventions citoyennes s'impose.

Nous considérons que nous vivons une étape nouvelle de l'affrontement de classe, une contre offensive du capitalisme visant à porter au paroxysme l'exploitation de l'homme et la marchandisation de toute l'activité humaine.

 


L'union européenne, outil du capital, carcan pour les peuples

Depuis l'Euro jusqu'à la Grèce, il apparait de plus en plus clairement que l'Union européenne

est l'outil privilégié du capital pour imposer sa dictature. La possibilité de la transformer semble de plus en plus impossible aux peuples qui font l'amère expérience que les institutions européennes sont les instruments du capital contre leur souveraineté nationale. Sans dépassement de ce carcan, l'Europe sociale est plus que jamais un leurre !

Ouvrir une perspective crédible, c'est dire qu'un gouvernement qui voudrait prendre des mesures vraiment à gauche devra se soustraire aux lois et traités européens, en commençant par quitter la zone euro.

Qui plus est, la privation pour les parlements nationaux de voter librement leur budget est un nouvel abandon de souveraineté suicidaire pour la France. Le PCF demande un référendum sur cette question essentielle du vote du budget de la nation.


Il est temps de (re)parler du socialisme

Nous ne pouvons pas limiter notre horizon aux institutions présentes et à tenter de réformer le capitalisme . Il n'y aura pas d'issue à la crise sans une rupture complète avec le système capitaliste sans mise en place d'un nouveau mode de production conduisant à un nouveau type de société. Battre le capitalisme, c'est reprendre le drapeau du socialisme pour le 21 ème siècle, définir d'une manière identifiable, lisible et accessible pour tous ce que pourrait être une nouvelle société débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce chantier du socialisme doit s'ouvrir rapidement. Les jeunes communistes nous ont montré courageusement la voie à leur congrès de ce printemps.


Des éléments de réflexion pour savoir où en est le PCF

Tout d'abord une analyse détaillée de la dernière séquence électorale s'impose. On nous dit que le Front de gauche s'ancre et s'enracine, que sa démarche est un succès. Mais notre parti a perdu la moitié ses élus régionaux et nous ne sommes pas parvenus réellement à incarner le vote sanction contre la politique du pouvoir, ni le relais politique des luttes. Dans plusieurs régions, des communistes reconnus ont du céder la place à des partenaires moins légitimes aux yeux de la population. Le Front de gauche a-t-il contribué à renforcer le poids de PCF dans la société ou au contraire à effacer notre parti ? A-t-il ouvert une perspective de changement ?

Il faut répondre à ces questions avant de valider la poursuite de cette stratégie ou d'y renoncer si elle s'avère mortifère pour le PCF.

Les communistes ont aussi besoin de savoir où en est leur organisation. Au-delà du nombre d'adhérents, combien de fédérations, sections, cellules ? Quelle implantation dans les quartiers populaires, les entreprises publiques et privées, quelle sociologie des adhérents et des dirigeants ? Quels efforts réels, quelles expériences pour faire vivre et renforcer le PCF ?

Nous constatons que plus d'un an et demi après le 34 ème congrès, et malgré ses décisions, il n'y a pas eu de travail réel de la direction sur ces questions. Cette situation ne saurait perdurer.

Alors que ce congrès se propose d'entamer un nouveau chantier de transformation du parti, quel bilan tirons-nous des décisions de Martigues, particulièrement de l'abandon des cellules ?

Les transformations évoquées s'inscrivent-elles dans la continuité de ce congrès daté comme le congrès du renoncement ou veut-on en finir au contraire avec cette idéologie de  la fin du PCF ?

Il est plus que temps d'en discuter franchement.


Reconstruire l'organisation communiste pour le combat de classe d'aujourd'hui

Le PCF paie un lourd tribut aux renoncements et abandons idéologiques des 15 dernières années.

La disparition des cellules a laissé beaucoup d'adhérents dans l'abandon et favorisé l'éloignement des dirigeants des préoccupations populaires. Nous passons trop souvent plus de temps à travailler avec les partenaires de nos alliances électorales qu'à développer nos propres initiatives avec nos adhérents en direction des populations.

Notre expression publique et nos actions sur les grandes questions d’actualité- retraites, sécurité sociale, licenciement –sont souvent incompréhensibles ce qui n’aide ni à notre renforcement ni à la lisibilité de notre parti.

Notre organisation s'est considérablement affaiblie dans les entreprises et les quartiers populaires. Malgré tout cela, beaucoup de communistes ont continué à faire vivre autour d'eux une organisation communiste de base et c'est un atout important pour l'avenir.

Alors que le peuple est sous les coups d'un combat de classe violent, il a plus que jamais besoin d'un parti communiste organisé et vivant, qui prenne des positions claires et initie des luttes mobilisatrices. Il faut rassembler alors que le capitalisme divise, faire réfléchir quand les médias obscurcissent, libérer les pensées et les actes..

Revitaliser nos organisations de base, cellules et sections, pour qu'elles mènent au quotidien et dans la proximité la bataille idéologique, les combats pour la solidarité, la justice, la paix, le mieux vivre doit devenir une priorité pour notre parti et sa direction.


A l'offensive pour les échéances électorales à venir

Renouvellement de la moitié des conseillers généraux en 2011, présidentielles et législatives en 2012, ces échéances sont d'abord des moments privilégiés pour aller au débat avec la population, faire connaître nos idées et propositions, travailler à l'influence du PCF dans notre pays. Ces élection, au caractère majoritaire et uninominal, nécessitent que le PCF présente ses propres candidats sur la base d'un projet de société et d'un programme populaire de rupture.

L'histoire a montré que le renoncement à notre propre autonomie n'a jamais profité au changement et au peuple. C'est pourquoi, nous sommes favorables à une candidature présentée par le PCF aux élections présidentielles de 2012.

Cette candidature ne peut être soumise à l'obtention d'un consensus de nos éventuels partenaires d'autant que nous savons que cette démarche est vouée d'avance à l'échec par les prétentions personnelle de Jean-Luc Mélenchon.

Sortons immédiatement de ce piège pour ne pas répéter celui des collectifs anti-libéraux qui nous a conduit au pire échec électoral de l'histoire du parti. Faisons preuve de lucidité car nous savons d'avance qu'il n'y a aucun accord possible sur ce point avec Jean-Luc Melenchon.

Il est au contraire de notre responsabilité de mettre en débat une candidature communiste à disposition du mouvement populaire pour faire progresser le rapport des forces quel que soit le résultat de l'élection.

Dans tous les cas, alors que des discussions ont lieu avec le PG et autres, nous demandons que le principe d'une candidature communistes aux élections présidentielles de 2012 soit mise en débat au congrès d'étape.


Rassembler les communistes

Des centaines de communistes ont quitté ces dernières années leur parti faute d'y trouver l'écoute, le respect et la possibilité d'agir. D'autres partagent nos valeurs mais restent observateurs faut d'une identité claire et enthousiasmante du PCF.

Nous nous adressons franchement à eux en leur disant qu'il n'y a pas d'issue sans un formidable effort des communistes pour se libérer des renoncements et adaptations et ensemble faire vivre dans les conditions présentes leur organisation et leur projet.


Le 90eme anniversaire du PCF peut être le moment de ce rassemblement des communistes

pour une nouvelle étape de leur histoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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